Projet IEDD

Tuesday, 30 June 2015

L’asbl IEDD, Initiatives d’Echanges pour un Développement Durable

PROJET DE CHAMP CEREALIER AGROECOLOGIQUE
A KOULGORIN / BURKINA-FASO
 

 


Goal

Nous voulons améliorer les techniques céréalières :

• Deux représentants des associations féminine et masculine de Koulgorin et notre coordinateur, Eric Tonde, suivent cette année une formation d’ «animateurs endogènes en agroécologie au Burkina-Faso», initiée par Terre et Humanisme. C’est une chance exceptionnelle pour tout le village qui bénéficiera ensuite de ces nouveaux savoirs.

• Cette formation constitue la phase préparatoire d’un projet qui nous tient fort à cœur. Il s’agit de créer au village un champ témoin qui sera cultivé selon les principes de l’agroécologie : bocages, semences endogènes, compost, techniques Zaï, …

• L’idée est d’inciter les villageois à adopter ce mode de culture afin d’accroître leurs rendements céréaliers en quantité et en qualité.

• Comme le maraîchage masculin, déjà en cours, et comme le maraîchage féminin, créé en février, ce projet céréalier viendra aussi renforcer le projet de formation nutritionnelle des mères d’enfants en bas-âge.

• L’objectif de l’IEDD est donc, plus que jamais, d’instaurer au village les conditions concrètes d’une autonomie alimentaire locale et durable.


Financial results

Dossier pour une subvention de District.

Pour ce projet, IEDD a fait appel au ROTARY CLUB VAL MOSAN DE NAMUR, qui nous a déjà accordé une subvention de 4 465 eu pour les formations, l’achat de petit matériel agricole (seaux, arrosoirs, outils…), de bœufs et de charrues, la création d’une pépinière et de composts, la plantation d’épineux et d’arbres locaux, etc… Le club Val Mosan recherche actuellement l’appui d’autres clubs belges et d’un club à Ouagadougou, afin de pouvoir financer le forage du projet, estimé à 8 000 eu minimum.
BONNE CHANCE AU ROTARY DANS SES EFFORTS POUR FINANCER LE FORAGE DU PROJET ! Le projet agro écologique, qui dispose d’un terrain de trois hectares offert par le village, situé à trois kilomètres du « centre » du village et jamais cultivé, a en effet impérativement besoin d’eau.

DE SON CÔTÉ, POUR FINALISER LE PROJET, IEDD DOIT ENCORE TROUVER 3 690 EU :
- Trois boeufs ou vaches (1 145 eu)
- Un enclos pour les animaux (1 068 eu)
- Une charrue supplémentaire (27 eu)
- Trois vélos pour le transport du matériel, l’arrosage, etc… (229 eu) - Un abri pour le matériel agricole (305 eu) - Les droits de propriété du terrain (916 eu).
NOUS AVONS AUSSI BESOIN D’APPORTS SUPPLÉMENTAIRES POUR ASSUMER LES FRAIS ANNEXES AU PROJET, dont frais de gestion et frais de route. Un petit don régulier mensuel est toujours le bienvenu !


Report

Février 2014,avancement du projet par Marie Maison-Bolly, pour IEDD Belgique ASBL

 

I. FORMATIONS D'ANIMATEURS EN AGROECOLOGIE
Le coordinateur de l'IEDD au Burkina-Faso, Eric Tonde, et deux paysans de Koulgorin, un homme et une femme, ont suivi 3 semaines de formation intensive en agroécologie en 2013, une semaine en mai, une semaine en juillet et une semaine en décembre.

Ces formations ont nécessité un hébergement sur le lieu de formation. De petites compensations financières ont donc été attribuées aux deux paysans participant, comme le veut la coutume, de façon à aider leurs familles pendant leur absence.

Ces formations ont été organisées par un groupement villageois travaillant dans le cadre de Terre et Humanisme, mouvement fondé par Pierre Rabhi et implanté en zone sahélienne dans le Nord du Burkina-Faso depuis une trentaine d'années.

Il s'agit d'un système de formation en relais, l'objectif étant d'apprendre les techniques de l'agroécologie à un ou deux villageois, qui deviendront à leur tour des formateurs pour les paysans de leur village et même des villages voisins. C'est aussi un apprentissage par l'exemple. Ainsi, Eric Tonde a déjà été sollicité pour assurer des formations en retour auprès d'un groupement féminin.

Cet apprentissage en agroécologie ne vise pas seulement l'agriculture céréalière, mais aussi le maraîchage ou l'élevage, ce qui vient renforcer les autres projets IEDD en cours au village comme les deux maraîchages, masculin et féminin, et le petit élevage porcin.

Parmi les sujets traités et expérimentés dans la pratique lors de ces formations figurent :

- le concept d'agroécologie
- le rôle de l'animateur
- la rotation des cultures
- l'utilisation des semences locales
- la fabrication de pesticides naturels
- l'installation d'un périmètre maraîcher
- l'aménagement et l'incorporation du compost organique aérobie
- le paillage
- la fabrication de différentes planches économes en eau (canaris perforés, planches creuses, ...)
- l'association des cultures
- la rotation des cultures
- l'élevage
- apprendre à labourer avec des animaux
- apprendre à semer en Zai et en demi-lunes
- le repiquage de plants
- etc.

Le coordinateur et les deux paysans formés en 2013 assurent déjà au fur-et-à-mesure l'apprentissage reçu en agroécologie. Il y aura des frais de suivis de formation à assumer pour eux en 2014.

II. AMENAGEMENT DU CHAMP

Ce qui a été réalisé en 2013 :
Trois hectares ont été attribués au projet.
Des rencontres de sensibilisation ont été organisées par le coordinateur en 2013 au village.

Les jeunes hommes du village ont activement participé aux travaux de nettoyage de l'espace céréalier. Les femmes y participeront également par la suite. Quant aux personnes plus âgées, elles suivent le projet avec intérêt.
200 épineux ont été plantés sur une partie du pourtour.

On a aussi commencé la fabrication du compost aérobie, qui doit être prêt à être répandu sur les terres en avril, avant les premières pluies. 4 hangars ont été construits abritant chacun 2 fosses fumières.

Une pépinière d'arbustes de moringa a été réalisée dans l'espace maraîcher des jeunes hommes en vue d'être replantés dans l'espace céréalier.

Le village dispose déjà de semences « bio ».

Une partie des outils a été acquise pour les premiers travaux : brouettes, pelles, seaux, râteaux, arrosoirs, dabas (houes)...

Ce qui est prévu en 2014:
A plus ou moins court terme :

Les villageois souhaitent maintenant clôturer une partie du terrain. Ils ont besoin de grillages, de piquets et de fils d'attache.

Il serait également temps d'acheter des plants d'arbres pour constituer des haies vives, élément essentiel pour retenir l'humidité et améliorer la qualité des sols.
Il sera nécessaire de compléter l'outillage agricole.
Il faudra d'ailleurs assez rapidement construire une remise pour ranger ce matériel.
Les villageois ont aussi prévu de construire dans l'espace céréalier un réservoir d'eau, à réaliser dans le sol.

A plus long terme :

Enfin, quand les fonds le permettront, on pourra envisager l'acquisition de boeufs de labour et de charrues ainsi que la construction d'un enclos pour les animaux, de manière à alléger le travail champêtre dans ce grand espace.

III. LE REMBOURSEMENT

Dans un premier temps, comme pour les projets précédents, nous avions préconisé le remboursement par les villageois d'une partie des sommes engagées selon les modalités suivantes :

« la répartition intervient après déduction des dépenses de formation et de fonctionnement :
1) montant subvention : 50 % du budget
2) montant prêt : 50 % du budget
3) délai de remboursement : 5 ans
4) échéances : chaque année à partir de décembre 2015 ».

Une nouvel élément est venu remettre en cause ce remboursement. Une des causes de la malnutrition de la population villageoise est la non consommation de légumes, les villageois préférant les réserver à la vente. Or la sensibilisation réalisée par l'IEDD lors de trois de ses projets villageois – deux maraîchages et un centre de formation nutritionnelle des mères d'enfants en bas-âge – a permis de constater, tout récemment, un changement de comportement de la part des habitants participant à ces projets : beaucoup sont maintenant d'accord de consommer une partie de leurs récoltes !

C'est une avancée importante, mais qui diminue les capacités de remboursement des participants. Pour rappel, ce remboursement avait été décidé afin de favoriser l'autonomie et la responsabilisation des villageois dans ces projets.

Un deuxième élément nous a posé question. Ce projet céréalier n'est pas un micro-projet. Il vise un changement de techniques fondamental dans l'activité principale des paysans, à savoir la culture céréalière. Il demandera donc beaucoup de temps et d'énergie à tous.

Etant plus « généraliste », ce projet implique aussi davantage d'investissements et donc des montants de remboursement plus élevés qui seront difficiles à supporter par les paysans.

Ces deux éléments nous ont conduits à revoir notre position à ce sujet, de façon à l'adapter à l'objectif réellement recherché, à savoir l'amélioration durable de l'alimentation de la population villageoise.

L'important nous semble en effet de permettre aux paysans de réussir ce projet et ainsi d'acquérir une autonomie alimentaire durable. Et pour ce faire, il faut adapter le projet à leurs capacités, de remboursement entre autres.

Pour allier ces deux objectifs que sont :
- 1) la responsabilisation et l'appropriation des projets par les paysans
- 2) l'amélioration durable de l'alimentation de la population paysanne,nous réfléchissons donc à une autre formule, par laquelle les participants :
- 1) consommeraient d'abord la part de récoltes céréalières dont ils ont besoin
- 2) s'engageraient ensuite à réinvestir 1/3 des bénéfices du projet, soit dans le même projet, soit dans un autre projet IEDD.

Cette proposition a été soumise au coordinateur, qui en discute actuellement avec les villageois. Elle est adaptable aux autres projets IEDD.
Si elle est acceptée, elle sera intégrée dans la convention de partenariat du projet céréalier.

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Le 30.09.2014, Carine a présenté le projet aux deux clubs participants ( Gembloux et Profondeville).


Documents